Une éclosion est en cours au Québec depuis le 1er décembre 2025.
D’importantes éclosions de rougeole sont en cours dans certaines provinces canadiennes et ailleurs dans le monde.
Plusieurs provinces affichent les lieux d’exposition à la rougeole :
Mises à jour épidémiologiques au Canada
Quelques états sont actuellement en éclosion. Un séjour dans un état qui est en éclosion peut être considéré comme une exposition à risque.
La rougeole demeure une maladie endémique dans plusieurs pays du monde, notamment en Afrique, en Asie et en Europe.
Connaître et déclarer les maladies à déclaration obligatoire
Pour communiquer avec la Direction de la santé publique, service des maladies infectieuses.
(Numéros confidentiels, réservés aux professionnels de la santé)
Identifier tout usager qui répond aux indications de tests pour la rougeole selon le guide l’INESSS.
Toutefois, ce guide ne tient pas compte des expositions à risque dans les autres provinces canadiennes ou les pays non endémiques pour la rougeole qui connaissent actuellement des éclosions, comme les États-Unis ou le Mexique.
Il est recommandé de considérer une exposition comme étant à risque si la personne a, par exemple, visité une province canadienne où des lieux d’exposition à la rougeole sont présents ou si elle a séjourné dans un état américain en éclosion.
Pour plus de détails, veuillez consulter :
Suivre les recommandations de prévention et contrôle des infections en cas de suspicion de rougeole en GMF et cliniques externes.
Certaines personnes à risque doivent recevoir des immunoglobulines (Ig) si la première exposition remonte à moins de sept jours. Voir la section post-exposition à la rougeole du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ).
Vacciner les personnes âgées de six mois et plus considérées comme non protégées dans les 72 heures qui suivent le premier contact avec un cas de rougeole. Voir la section RRO : vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons du PIQ.
La transmission se fait par contact avec des sécrétions respiratoires par voie aérienne, par contact direct avec les sécrétions nasopharyngées et par contact indirect par des objets contaminés (beaucoup plus rare).
Principales manifestations cliniques de la rougeole | |
Prodrome :
| Éruption cutanée maculopapulaire :
|
Principales complications de la rougeole – Liste non exhaustive | |
| |
Source : INESSS, 2024
La période d’incubation est habituellement de 7 à 14 jours entre l’exposition au virus de la rougeole et le début des symptômes (mais peut aller de 5 à 21 jours). Une période d’incubation plus longue est généralement observée chez les personnes immunodéprimées et celles qui font une rougeole modifiée ou qui ont reçu une prophylaxie post-exposition (incubation de 17-21 jours).
La période de contagiosité se calcule à partir de quatre jours avant l’apparition des éruptions cutanées et s’étend jusqu’à quatre jours après le début de ces éruptions.
Les personnes considérées comme protégées contre la rougeole sont les :
Le nombre de doses requises pour considérer les personnes comme protégées varie :
Vous pouvez vous référer à la page Web Rougeole - Professionnel de la santé – MSSS.
*Pour connaître les indications d’administration des immunoglobulines post-exposition à la rougeole, consultez le Protocole d’immunisation du Québec : Ig : immunoglobulines non spécifiques - Immunoglobulines - Professionnels de la santé - MSSS (gouv.qc.ca). Pour connaître les indications de la vaccination contre la rougeole, consultez la section RRO : vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.
1 En post-exposition, les personnes enceintes nées entre 1970 et 1979 qui n’ont eu qu’une seule dose de vaccin contre la rougeole devraient recevoir des immunoglobulines. Cette ligne de conduite s’explique dans le cadre d’une intervention individuelle en post-exposition, le risque plus élevé de complications de la rougeole chez une personne enceinte justifiant une mesure additionnelle de protection.
2 Selon un avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) du 16 décembre 2011. Il revient au médecin traitant de déterminer si l’immunodépression est significative et nécessite l’administration d’immunoglobulines. La classification des personnes immunodéprimées dans la catégorie des personnes vulnérables (à l’exception des personnes greffées de moelle osseuse) doit se faire à partir des antécédents de rougeole :
Il est possible de consulter l'appel à la vigilance sur notre site Web.