Voici les dernières informations disponibles concernant la situation de l’influenza aviaire A(H5N1) hautement pathogène dans la région de la Chaudière-Appalaches :
Consultez nos derniers appels à la vigilance ici : https://www.cisssca.com/appels-a-la-vigilance.
Définition d’une personne sous investigation (PSI) :
1. Personne ayant des symptômes cliniques compatibles*
ET ayant eu une exposition sans protection adéquate au cours des 10 jours précédant l’apparition des symptômes :
OU
2. Personne hospitalisée en raison de symptômes cliniques compatibles*
ET ayant eu une exposition sans protection adéquate au cours des 10 jours précédant l’apparition des symptômes à un oiseau sauvage ou d’élevage pour lequel le statut pour l’influenza aviaire A(H5N1) est inconnu, ses liquides biologiques, ses fientes ou lors d’activités générant des aérosols dans un environnement contaminé.
ET ayant un résultat positif pour l’influenza A pour lequel le résultat des tests de laboratoire de
sous-typage est en attente ou inconnu.
La présence d’une conjonctivite chez un patient hospitalisé qui a un résultat positif pour l’influenza A, même en l’absence d’exposition connue à des oiseaux, devrait également soulever la suspicion de grippe aviaire (il est recommandé d’en discuter avec l’infectiologue de garde).
*Symptômes cliniques compatibles :
**Animal hautement suspecté : résultat préliminaire positif H5, détecté par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et en attente de confirmation par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
La Direction de la santé publique (DSPublique) est informée lorsque le MAPAQ et l’ACIA confirment qu’un élevage avicole ou bovin laitier est atteint de l’influenza aviaire A(H5N1). En collaboration avec le responsable de l’élevage concerné, la DSPublique identifie les personnes exposées et intervient auprès d’elles. Lorsqu’une personne exposée présente des symptômes compatibles avec l’IA, la DSPublique collabore avec les cliniciens et cliniciennes pour qu’elle soit testée pour la détection de l’influenza A(H5N1) dès que possible, en utilisant des trajectoires préétablies.
Les personnes présentant des symptômes d’influenza, mais sans exposition significative au virus de l’influenza aviaire A(H5N1), ne nécessitent aucune mesure supplémentaire autre que celles prévues pour la gestion d’un cas d’influenza humain.
Les personnes qui ont eu une exposition significative au virus de l’influenza aviaire A(H5N1) sont généralement connues de la santé publique et ne seront pas référées dans un milieu de soins sans avis préalable, sauf si elles se présentent d’elles-mêmes pour des soins urgents.
Cependant, il est possible qu’une personne échappe au processus prévu, par exemple si elle se présente spontanément avant que la DSPublique ait pu la joindre ou avant que l’information sur son exposition ait été transmise.
Une personne sous investigation, selon les critères décrits précédemment, doit faire l’objet d’un test de recherche de l’influenza.
! Des précautions additionnelles de type aériennes-contact doivent être appliquées pour ces personnes.
Procédure en milieu hospitalier :
Procédure hors milieu hospitalier :
Les mesures de prévention et de contrôle des infections à appliquer sont décrites dans le document suivant :
Mesures à appliquer pour les personnes exposées au virus de l’influenza aviaire A(H5N1), mais ne présentant PAS de symptômes compatibles :
L’influenza aviaire A(H5N1) peut se manifester par une conjonctivite et des signes semblables à ceux de la grippe saisonnière (ex. : toux, fièvre, dyspnée, céphalée, myalgies, rhinorrhée). Des maladies graves, comme la pneumonie ou l’insuffisance respiratoire, sont aussi signalées.
En décembre 2021, un premier cas de grippe aviaire causé par le virus de l’influenza aviaire A(H5N1) hautement pathogène (IAHP), clade 2.3.4.4b, a été confirmé chez un oiseau sauvage au Canada.
Depuis, au Québec, des centaines de cas suspects ou confirmés ont été identifiés chez des oiseaux sauvages dans pratiquement toutes les régions, ainsi que dans plus d’une cinquantaine d’élevages d’oiseaux domestiques.
Des mammifères dans plusieurs pays ainsi que des bovins laitiers aux États-Unis ont également été infectés.
Comme plusieurs experts estiment que ce virus représente une potentielle menace pandémique, le réseau de la santé se prépare progressivement à cette éventualité.
Cas humains rapportés :
Le risque d’acquisition du virus de l’influenza aviaire A(H5N1), clade 2.3.4.4b, est actuellement considéré comme faible à très faible pour la population générale.
Il est toutefois faible à modéré pour les personnes exposées professionnellement dans une ferme contaminée.
Un risque existe également pour les personnes ayant un contact étroit avec :
À ce jour, aucune transmission interhumaine du virus A(H5N1) de clade 2.3.4.4b n’a été documentée.
Cependant, le virus mute rapidement, et le risque de transmission aux humains et entre humains pourrait évoluer.
La vaccination est offerte dans la région à un nombre restreint de personnes ciblées comme étant à risque de contact avec des oiseaux potentiellement infectés. Ces personnes ont été identifiées et contactées par le CISSS de Chaudière-Appalaches à la fin de l’été 2025.