Plusieurs interrogations soulevées, autant par les responsables de ressources que par les intervenants au suivi des usagers lors de la démarche de classification des services à rendre aux usagers, nous portent à croire qu’un rappel sur la notion de « fréquence » se voit utile et pertinent.
Effectivement, nous avons régulièrement des questionnements de la part des intervenants au suivi des usagers tel que : « pourquoi cet usager a-t-il seulement une cote de 2 alors que la ressource doit faire de multiples interventions? ». Par ailleurs, les responsables de ressources peuvent être enclins à comparer leurs usagers et leurs différentes cotes de service : « j’ai un usager avec une cote de 4, mais j’interviens beaucoup plus avec celui qui a une cote de 3 ». Une des raisons qui peut expliquer ces différents questionnements est la notion de « fréquence » dans les services à rendre aux usagers. Ce qui est différent du type de service qui est à rendre et donc du descripteur à sélectionner.
Pour sélectionner un type de service, celui-ci doit être requis à une fréquence régulière (habituellement). La notion « d’habituellement » n’est pas quantifiée, et ce, pour laisser place au jugement professionnel de l’intervenant. Le service doit être significatif ou demander une certaine intensité, tel que précisé à la page 37 du Guide d’utilisation de l’Instrument de classification des services de soutien ou d’assistance. Comme mentionné précédemment, la notion de fréquence n’est pas quantifiée autant dans les services aux communs qu’aux particuliers. Par ailleurs, si un usager nécessite des soins d’hygiène de la part de la ressource, et ce, à tous les jours, il n’aura pas une cote plus élevée que celui qui nécessite des soins d’hygiène moins fréquemment. Il faut aussi prendre en considération la durée de l’intervention de la ressource qui doit être marquante au niveau de l’usager pour que cela impacte la cote. De là l’importance d’éviter la comparaison entre les usagers, car la cote n’est pas représentative du nombre ainsi que de la durée des interventions que la ressource fait avec ceux-ci. En poursuivant dans le même sens, un usager qui a une cote plus basse ne veut pas nécessairement dire que la ressource ne fait aucune intervention avec lui.
Bien que la fréquence des interventions de la ressource ne soit pas quantifiée au sens du Guide d’utilisation de l’Instrument de classification des services de soutien ou d’assistance, il demeure pertinent d’identifier le type de service et l’intensité des interventions faites par la ressource pour que l’intervenant au suivi en soit avisé. Pour terminer, il est important de se rappeler que l’instrument de classification est l’outil principal qui détermine les services particuliers à rendre à l’usager et constitue le plan de travail de la ressource.