L’adaptation en CHSLD

L’entrée en CHSLD suscite une multitude d’émotions, à des intensités variables pour chacun. Il est normal de vivre une période d’adaptation lors d’un changement de milieu de vie.

Pour le nouveau résident

Il est fréquent de ressentir de la tristesse, de l’anxiété, un sentiment d’impuissance face à la perte d’autonomie. Vous pouvez vous sentir désorienté, dépossédé de votre environnement, loin de votre entourage familier et avoir peur de déranger et de demander trop. La cohabitation avec les autres résidents peut parfois sembler difficile. Des problèmes particuliers chez certains résidents peuvent avoir un impact sur votre quotidien et susciter certains questionnements. Même si ces émotions sont fréquentes, rappelez-vous qu’une période d’adaptation est normale et que plusieurs personnes vivent très bien leur arrivée au centre et vont s’intégrer rapidement à leur nouveau milieu de vie.

Pour les personnes avec des atteintes cognitives

L’arrivée en CHSLD dans un contexte d’atteintes cognitives est une source potentielle d’anxiété. Ces personnes se retrouvent dans un milieu inconnu, avec un entourage et un fonctionnement qui ne leur sont pas familiers. Ce déséquilibre peut se manifester par des changements de comportement (méfiance, risque de fugue, agitation, agressivité). Une période d’adaptation sera nécessaire pour que la personne refasse ses repères et reprenne une routine sécurisante.

Pour les proches

Les proches peuvent aider à traverser cette nouvelle étape de vie. Voici quelques pistes de solution :

  • Visitez votre proche, amenez les petits-enfants, faites des sorties extérieures.
  • Aidez-le à personnaliser sa chambre, visitez le centre et les lieux avec lui.
  • Procurez-lui le matériel nécessaire à des activités de loisirs occupationnels.
  • Faites des activités (repas, jeux, allez ensemble aux activités du centre).
  • Participez aux soins (confort, coiffure, manucure).
  • Parlez de l’actualité, des nouvelles de la famille, partagez les souvenirs.
  • Mettez l’accent sur tout ce que votre proche peut faire, stimulez l’accomplissement de certaines activités.
  • Écoutez les malaises et les revendications de votre proche; cherchez des solutions avec lui et l’équipe de soins. Répondez franchement aux questions.
  • Avisez les intervenants si vous constatez que votre proche a peur de déranger ou exprime des malaises.

Les émotions pouvant être vécues par les proches

Les proches vivent, eux aussi, beaucoup d’émotions pendant et après l’admission de leur parent en CHSLD. Nous savons que cette étape à franchir amène un bouleversement, du soulagement et aussi de l’appréhension.

Ainsi, il se peut que vous ressentiez de la tristesse, de la culpabilité avec un sentiment d’échec relativement à votre rôle et le sentiment de ne plus être utile. Vous pouvez vous sentir ambivalent face à l’hébergement, en ressentant un sentiment d’abandon de votre parent ou votre conjoint, et garder une certaine méfiance envers l’établissement. Par ailleurs, cette situation peut vous amener un certain soulagement et un sentiment de sécurité et de liberté.

Toutes ses émotions sont possibles. Accueillez-les sans jugement et, surtout, permettez-vous d’utiliser les moyens nécessaires pour bien traverser cette étape. En voici des exemples :

  • Discutez de la situation avec vos proches et partagez ce que vous ressentez avec des personnes ayant elles-mêmes un proche hébergé.
  • Développez une collaboration avec le personnel, dont le préposé accompagnateur, afin de créer un climat de confiance et parlez de vos sentiments.
  • Participez à des groupes d’entraide (ex. : Société d’Alzheimer) et discutez avec l’intervenant social lors d’adaptation plus difficile pour trouver des pistes de réconfort.
  • Faites vous-même des activités qui vous ressourcent.
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