Radon

Que faut-il savoir pour bien intervenir?

Il est possible de mesurer la concentration de radon dans les sous-sol de bâtiments à l'aide d'appareils spécialisés. Les concentrations de radon sont très variables d'un endroit à l'autre et varient dans le temps. Il est donc conseillé de faire des mesures pendant au moins 3 mois.

Si la valeur obtenue est supérieure à 200 Bq/m3, il est recommandé de ramener la concentration de radon à un niveau plus bas . Pour ce faire, vous pouvez installer un système de ventilation, colmater les fissures de la fondation, sceller les ouvertures en contact avec le sol, etc. Plus la concentration est élevée, plus il faut agir rapidement.

Quelle est la situation en Chaudière-Appalaches?

Le radon est inoffensif quand il est dilué avec les autres gaz de l’atmosphère mais devient préoccupant lorsqu’on le retrouve en grande quantité dans les résidences. Étant radioactif, ce gaz se désintègre rapidement et forme des sous-produits instables appelés particules alpha. Ces particules pénètrent dans les poumons lors de la respiration et endommagent les tissus ce qui peut, à long terme, provoquer des cancers.

Le radon constitue la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme. On estime qu’au Québec, environ 10 % des décès par cancer du poumon seraient attribuables au radon. Pour les fumeurs exposés à ce gaz, les risques de développer un cancer du poumon sont encore plus grands.

Le cancer du poumon est le seul trouble de santé associé au radon. Les allergies, l’asthme, les troubles respiratoires ou les malformations congénitales ne peuvent être dus à l’exposition au radon.

L’on ne dispose pas actuellement d’une cartographie complète des zones à risque en Chaudière-Appalaches. Il importe donc de documenter ces problématiques et de mettre en évidence les zones potentielles de surexposition au radon dans la région. Pour ce faire, des projets de mesure du radon dans les maisons et les écoles seront mis en place. Les résultats ainsi obtenus pourront être comparés à la ligne directrice actuelle de Santé Canada (200 Bq/m³ au maximum). Les propriétaires des endroits où des mesures dépassant le seuil maximum seront détectées recevront des recommandations pour que des correctifs soient apportés.

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