Traitement du VIH et transmission de l'infection par voie sexuelle

Nouvelles recommandations

Une nouvelle position ministérielle a été publiée concernant l’effet du traitement des personnes vivant avec le VIH sur le risque de transmission de l’infection par voie sexuelle.

Selon les données probantes, il n’y a aucune preuve de transmission de l’infection par le VIH pendant les relations sexuelles orales, vaginales ou anales sans condom :

  • Lorsque la personne vivant avec le VIH prend un traitement antirétroviral comme prescrit,
    ET
  • Que sa charge virale, mesurée par des analyses consécutives (au moins deux) de laboratoire tous les quatre à six mois, se maintient à moins de 200 copies par millilitre de sang.

Dans ce contexte, le risque de transmission est négligeable.

Cette position remplace les recommandations émises antérieurement dans l’avis Consensus d’experts : charge virale et risque de transmission du VIH, INSPQ, 2014. Ainsi, les conditions à respecter passent de 6 à 2.

Le tableau suivant décline l’ensemble des changements apportés par cette nouvelle position ministérielle.

Changements par rapport au Consensus d’experts de 2014

La détection précoce du VIH et le traitement des personnes infectées favorisent la santé et réduisent significativement le risque de complications chez ces personnes. Cependant, le traitement antirétroviral contre le VIH ne protège pas contre les autres infections transmissibles sexuellement comme la syphilis ou la gonorrhée. D’autres mesures de prévention sont nécessaires, par exemple l’usage régulier du condom et l’adoption de pratiques à moindre risque.

À voir aussi

Partager